Mains de fer dans gants de velours C'est du matin au soir que les élèves de Maître Tian s'entraînent, appliqués et joyeux, et leur plaisir, ils le partagent volontiers avec nous, en nous offrant d'incessantes démonstrations de leur savoir-faire. Assise le soir devant ma chambre, face à la cour centrale, je ne me lasse de les regarder, virevoltants comme des bannières, menaçants, impressionnants, appliqués dans des joutes imaginaires.
(Gichin Funakoshi, l'initiateur du Karatedo au Japon (le Karate s'appelait au début 'la Main de Chine' et ensuite 'la Main Vide'), s'était inspiré du Gong Fu (Kung Fu).

 

La vie de tous les jours Ces deux semaines à Wudang sont passées trop vite et pourtant, avec le recul, j'ai l'impression d'y avoir vécu un mois, tant mon séjour fut intense. Les premiers jours, je ne cessais d'écarquiller les yeux, allant de découverte en surprise, rassurée, étonnée, conquise !Il faut dire que l'on colporte bien des ragots et méchancetés sur la Chine et les Chinois. Le sourire des Chinois, lorsqu'il est spontané (devrais-je dire Taoïste ?) est l'un de plus beaux au monde ; enfants, jeunes et vieux vous sourient avec innocence, avec joie et amitié. Ces sourires-là, je ne les oublierai jamais.


Nos soirées de foreigners se passaient à siroter de la bière d'ananas, de riz ou d'orge, en discutant dans un anglais standard mêlé d'accents allemand, suisse, français et belge, et de quelques mots chinois. Des élèves s'évertuaient à jouer de la flûte. C'était laborieux, pas toujours harmonieux, mais l'instrument avait un franc succès et accompagnait le crissement nocturne des cigales.

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